France Gall

Isabelle Gall naît le 9 octobre 1947 à Paris. Elle est issue d'une famille de musiciens puisque son grand-père était le co-fondateur d'une célèbre formation de jeunes chanteurs, les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Sa mère Cécile chante également. Mais c'est son père Robert Gall qui connaît une certaine notoriété dans le milieu musical par les textes qu'il a écrits pour de célèbres interprètes dont Charles Aznavour ("La Mama") et Edith Piaf.

Dès son enfance, elle apprend le piano et la guitare et avec ses frères, forme un petit ensemble maison. Grâce à son père, elle enregistre un premier titre à 15 ans. Sorti en septembre 63, le titre "Ne sois pas si bête" se vend à 200.000 exemplaires et Isabelle, devenue France, se fait très vite un nom dans le monde des yé-yé, courant musical très en vogue à l'époque, mêlant rythmes anglo-saxons et variété française.

Désormais lancée dans la chanson, France Gall quitte l'école et sort un second 45 tours en 1964. Ecrit par son père, cette chanson "Sacré Charlemagne" fait de France une concurrente pour les vedettes de l'époque, Sheila ou Sylvie Vartan.

C'est alors, que la jeune fille rencontre Serge Gainsbourg. Ce dernier est alors un auteur-compositeur-interprète connu et reconnu. Certaines de ses chansons sont déjà des classiques du répertoire français. Pour France Gall, Gainsbourg commence dès 63, à écrire de nombreux titres aux textes espiègles et faussement naïfs.

En 1965, leur collaboration fait la une des journaux puisque France Gall remporte le Prix Eurovision de la Chanson. Devant 150 millions de téléspectateurs et en direct de Naples, la jeune chanteuse concourt au nom du Luxembourg le 20 mars 65 avec le titre "Poupée de cire, poupée de son". Cette chanson est un énorme succès commercial à travers toute l'Europe. Elle finit d'ailleurs par l'enregistrer en six langues.

A la suite de l'Eurovision, elle signe un contrat de cinq ans avec le label allemand Teldec et voit sa carrière décoller dans ce pays. L'année suivante, nouvelle réussite avec "les Sucettes", chanson qui reste dans les annales de l'époque pour le double sens des paroles écrites par un Gainsbourg inspiré et interprétées par une France Gall qui semble n'avoir pas saisi l'humour singulier du grand Serge, à ce moment-là.

Leur collaboration cessera avec deux titres "Nefertiti" et "Teenie Weenie Boppie". Pour France Gall, cette époque n'est pas un bon souvenir et elle ne l'évoque que très rarement. En dépit d'un succès commercial précoce, elle est encore une jeune fille immature et très protégée, ne profitant guère de sa notoriété. Les médias ne sont pas tendres avec elle. Elle se sent seule et mal dans sa peau. Elle considère qu'elle ne profite pas de sa jeunesse.

En 1966, elle a 19 ans et est élue Chanteuse pop française n°1. Puis, elle interprète un ultime tube en 1967, "Bébé Requin", co-signé Jo Dassin. Après ce 45 tours, France Gall disparaît de l'actualité musicale. Elle apparaît pour quelques duos peu intéressants avec l'acteur Maurice Biraud ("la Petite") et la comédienne Mireille Darc ("Ne cherche pas à plaire", 1967).

Si elle ne chante plus guère, elle ne quitte pas pour autant le milieu de la chanson. En effet, elle connaît une brève histoire sentimentale avec Claude François, puis partage pendant quatre ans la vie de Julien Clerc de 70 à 74. Durant cette période, elle quitte également son label Philips.

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Discographie

A regarder


France Gall - Laisse tomber les filles

A écouter

Ne Sois Pas Si Bete

A posséder absolument

France Gall, Poupée de son

  • CD (10 juin 2002)
  • Date de sortie d'origine: 1992
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Best of
  • Label: Polydor
  • ASIN : B000007U3G
© 2009 (Teppaz-and-co) Christophe Avdjian