Sacha Distel

Né le 29 janvier 1933 à Paris, Sacha est le fils de Léo Distel, ingénieur, et d’Andrée, née Ventura, pianiste, ancienne lauréate du Conservatoire. Il est le neveu de Ray Ventura, qui connut la célébrité au music-hall dans l’entre-deux guerres, avec ses Collégiens.

Considéré comme son fils par le créateur de "Tout va très bien Madame la Marquise", le jeune Sacha grandit dans les coulisses du spectacle. Il suit des études classiques de piano, mais il est profondément marqué par le second conflit mondial qui le prive de la présence maternelle. Arrêtée par les Allemands en 1942, Andrée ne retrouve son fils qu’à la Libération.

Sacha a le swing dans la peau. En 1947, il prend ses premiers cours de guitare avec Henri Salvador, musicien de son oncle, qu’il avait la lourde tâche de réveiller chaque matin pour le conduire au studio. Au lycée, il joue dans un orchestre de jazz et en 1948, il assiste au premier concert de Dizzy Gillespie à Paris. C’est la révélation.

Les années cinquante arrivent et, dans le quartier Saint-Germain, un nouvel esprit libère la France des privations des années de guerre. Consacré meilleur guitariste amateur de jazz français en 1951, il devient deux ans plus tard numéro un dans sa catégorie, élu cette fois-ci par les revues professionnelles, un titre qu’il conservera pendant sept ans. En 1952, grâce à son oncle, il fait un stage dans l’édition musicale à New York et fréquente les boîtes de jazz de Manhattan.

De retour en France, il devient l’accompagnateur de Juliette Gréco et l’éditeur musical de Georges Brassens. En 1955, il enregistre avec Lionel Hampton l’album "French New Sound" et apparaît sur le disque culte du Modern Jazz Quartet, "Afternoon in Paris", en 1956.

À cette époque, sa rencontre avec Brigitte Bardot et leur liaison amoureuse propulse Sacha Distel à la une de tous les journaux. Pourtant, il n’est pas encore parvenu à réaliser son rêve, celui de chanter, à l’instar de son modèle Frank Sinatra.

En 1958, alors qu’il joue en trio des morceaux de jazz au Casino d’Alger, il franchit le pas et interprète pour la première fois son "Scoubidou". Ce titre devient aussitôt l’hymne de la jeunesse en France et donne même son nom à un porte-bonheur en plastique tressé que fabriquent les écoliers d’alors. La même année, il est l’invité du Ed Sullivan Show aux Etats-Unis. Le petit prodige jazzman se retrouve propulsé chanteur de charme.

En 1959, il crée d’autres succès populaires qui font de lui une vedette à part entière : "Oh quelle nuit", "Personnalités", "Mon beau chapeau"… Son physique de jeune premier intéresse la télévision à la recherche de programmes musicaux populaires. C’est ainsi que l’émission "Guitares et copains", créée au début des années soixante, va vite devenir le célèbre Sacha Show où toutes les vedettes de l’époque se précipitent pour une audience assurée.

De nombreux talents se révèleront dans cette émission entre 1962 et 1972. Côté cœur, en 1963, Sacha épouse Francine Bréaud, championne de ski alpin, avec qui il aura deux garçons. Une chanson figurant en face B d’un 45 tours de 1964, La belle vie, va connaître un succès international.

Repris par Tony Benett et Frank Sinatra sous le titre "The good life", ce titre devient vite un standard dont un compte plus de 250 versions aujourd’hui dans le monde. "Scandale dans la famille", "Monsieur Cannibale", "L’incendie à Rio", "Chanson bleue" viennent compléter la liste des chansons populaires récompensées par des disques d’or les années suivantes, mais bientôt sa carrière s’ouvre à de nouveaux horizons...

Quelques repères...

Nom de scène

Sacha Distel

Véritable nom

Sacha Distel

Né le

29-01-1933 à Paris

Décédé le

22-07-2004 à Paris

A voir

Sacha Disyel - Ting Tong

A écouter

Personnalités