Le petit train rébus

Parce que la télévision déraille souvent, les speakrines jouent les hotesses de bord, offrant leur sourire enjoleur et quelques mots rassurants dans le train-train chaotique des programmes.

A ces dépanneuses d'images s'ajoutent comme un symbole de toute une génération de téléspectateurs, un vrai petit train télévisé avec bruitage incorporé : le train rébus.

Le "petit train interlude", ou "petit train rébus", apparaît pour la première fois à la télévision le 15 septembre 1960, dans des petits films réalisés par Maurice Brunot.

Bricolé dans son atelier aménagé en studio (au départ en studio, puis filmé en extérieurs), cette maquette de train dont chaque wagon porte un morceau de rébus, défile sur l'écran pour faire patienter le téléspectateur avant de l'embarquer vers une nouvelle émission.

Lorsque toutes les images ont été vues, il passe devant une gare portant le panneau "la solution", puis la solution est donnée. Ce petit train est le joker de la chaine : incrustation mobile, crétion mobile...

Il connait son heure de gloire dès sa création, en 1960 au point d'inspirer les marchands de jouets en bois ou de fabricants de boites à bonbons multicolores.

Pour ses promoteurs, il sert surtout à enchainer les émissions à la seconde quand il faut 12 secondes d'attentes entre l'annonce de la speakrine et l'apparition de la première image, le tout sur un thème musical plein de légèreté : Endlessly...

En 1963, il devient le "petit train de la mémoire". Ce n'est plus un rébus qu'il faut résoudre, mais un objet à retrouver à partir d'un dessin décomposé en plusieurs parties à superposer mentalement.

En 1963 toujours, le petit train rébus fait l'objet d'une adaptation hebdomadaire dans les pages jeux du journal "Pilote".

A partir de 1974, il n'y aura plus de petits trains. Les interludes disparaissent définitivement de la télévision.  

A regarder

Le petit train rébus - émission 1963
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